Backyard Jablines par Eric B.
"Je ne m’étais pas inscrit à cette course évènement car au moment des inscriptions il n’était pas sûr que je puisse la faire. Néanmoins le malheur de Cedric a fait mon bonheur puisqu’un mois avant la course j’ai repris son dossard.
Je m’empresse de combler du coup les aspects techniques
comme m’enquérir d’une tonnelle, d’une chaise , d’une table, d’un tapis de sol,
…
Néanmoins je ne change pas mon entrainement qui est de faire
entre 30 kms et 40 kms par semaine accompagné de vélotaf 2 à 3 fois par
semaine.
Le jour de la course, j’arrive vers 15h50 avec mes
compagnons de voyage qui sont Benoit et Inès. Et que voyons-nous à notre
arrivée : un amoncellement de tonnelle et une organisation
approximative concernant l’emplacement à acquérir.
En gros tu te mets où tu peux. Du coup nous trouvons une
place mais éloigner (30s) de la ligne de départ et je ne savais pas encore que
cela avait de l’importance.
Nous montons la tonnelle, nous nous installons et nous nous
changeons dans notre habitat de fortune.
A 17h00, c’est le top départ et tout le monde est souriant
car il fait bon et le terrain est sec. Du coup je ne mets pas mes chaussures de
trail mais plutôt de vieilles runnings que je changerai 4 tours plus tard pour
mettre d’autres running plus confortables.
Au bout de 3 tours la nuit s’invite à la fête et les runners
s’équipent de leur lampe frontale et nous assistons à un ballet de plus de 200
lucioles qui percent l’obscurité.
Au 6ème tour, les premières gouttes de pluie
commencent à faire leur apparition mais le terrain reste sec.
Pendant ce tour, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais je
passe de l’état « tout va bien » à « j’ai super mal aux
jambes » sans en comprendre la raison.
Par ailleurs, je commence à bien sentir la fraicheur
m’envahir à chaque fois que nous retrouvons la zone de départ.
Ce n’est qu’au 8ème que le terrain se transforme
en une patinoire. Imaginez un terrain très dur avec une couche de gélatine de 2
cms le recouvrant. Les endroits le plus courables étaient le début sur le béton
et la fin sur l’herbe
Du coup avec mon état de fraicheur, le terrain glissant et
mes runnings je fini le tour en 57 min et je ne veux pas repartir avec les
mêmes chaussures mais il est trop tard pour que je puisse les changer.
De plus j’ai super froid, mal aux jambes et surtout vers la
zone psoas-iliaque et une envie de sommeil. Je décide donc d’arrêter cette
première expérience laissant mes camarades partir.
- Avoir une tonnelle et
pas une tente pour pouvoir avoir un peu d’espace et se substanter
correctement
- S’entrainer
correctement. Il faut borner car c’est une course musculaire et non
cardiaque.
- Ne pas avoir de déficit
de sommeil. Avec mon petit ennui à l’épaule en début de semaine,
j’ai eu 2 nuits très difficile ou le repos a été très court.
- Ne pas être éloigné de
la ligne de départ car mine de rien la pause entre la fin du tour et le
début du nouveau tour passe très vite :
- Aller aux toilettes
- Manger le repas chaud
- Boire
- Aller à sa base pour
changer de vêtement, de chaussure, prendre un verre ou un récipient pour
le repas
- Ne pas avoir peur de
vivre le film « un jour sans fin » !!!
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