mercredi 2 mai 2018

Ultra Trail du Beaujolais Villages – 28/04/2018

Par Marc F.
 
 
"Qui trop écoute son ostéo passe sa vie au bistrot…Telle aurait pu être ma devise pour ce trail de 42 km effectué sans réel entraînement, et « non conseillé » (euphémisme) par ma kiné.
Nous voici donc partis pour ce déplacement programmé par l’US NXS, comprenant 23 personnes et sur lequel 16 d’entre nous s’alignaient sur le 42 km, les autres étant prêts à en découdre sur le 17 km (enfin plus ou moins prêts). Oubliée la magnificence de notre lieu d’hébergement, le départ est donné à 13h30 pour le 42 km et la pluie s’est invitée à ce début de course, très vite remplacée par un soleil soutenu qui nous accompagne sur les 7 km de montée initiale. Le terrain est d’abord assez carrossable jusqu’au premier ravitaillement du 7ème, et puis les choses se corsent, ou se beaujolaitisent plutôt, vers le 15ème avec une montée qui m’a laissé des étoiles dans les yeux, je voyais vraiment des petites étoiles blanches partout et je ne crois pas que ce soit dû au fait qu’Agnieszka, Aude et Vincent m’aient dépassé à ce moment-là… Après une bonne cogitation de 3 km, j’arrive au 2ème et dernier ravito du 24ème avec une très forte envie d’abandon (noooon, mon 1er en 154 courses !). Malgré les débuts de crampes, la perspective de devoir attendre dans la fraîcheur que l’on me rapatrie m’a boosté (à quoi ça tient !!!) pour repartir pour 19 km encore plus casse-pattes que les 24 premiers (franchissement de clôtures, côtes raidos dont avec corde de rappel, descentes casse-g …). Mais comme la barrière horaire était franchie, j’ai pu terminer en 7 h de course/marche, avec un soleil fortement déclinant à mon arrivée. J’aviserai d’être raisonnable après l’extrême onction… Un très grand merci à nos organisateurs, et à tous les participants pour ce we fort en bonne humeur, en sport et en convivialité !!!"

lundi 30 avril 2018

Le Maxi Beaujolais Trail - 42km 2 200D+ 28/04/2018


Récit de course selon Sam G.

Pour vous j’ai testé un week-end organisé avec la section US Athlé. Jusqu’à présent je n’avais entendu que du bien : une organisation irréprochable où les adhérents sont aux petits oignons, une ambiance top…
Pour mon 1er dossard trail de la saison c’est avec la section que je décide de l’endosser.
Une petite partie du groupe fait le 17km et ses 900D+ et le gros de la troupe s’engage sur le 42km.
On arrive le vendredi après-midi après un trajet tranquille on prend possession des chambres d’hôtel, on découvre son partenaire de chambrée de manière autoritaire et j’hérite de Laurent qui stresse un peu pour la course.
Ce n’est pas tout mais c’est l’heure de l’apéro ! 2 bières direct la veille d’une course qui m’a l’air assez exigeante ! Ce n’est pas comme si je n’avais pas assez picolé toute la semaine… Mais bon, faut que je m’intègre à ce qu’il paraît… Le Bureau pousse à la consommation !
Il faut avouer qu’il y a du niveau, de bons costauds sur route (affichant des chronos que je n’aurais jamais), des expérimentés des sorties US (qui savent allier alcool et course), de bons traileurs et des nouveaux challengers.
Je sens qu’on va se tirer la bourre même si tout le monde affiche une course en mode « tourisme » entre ceux qui se prétendent malades, ceux qui n’ont jamais fait de trail, ceux qui ne sont pas préparés… Bref, une bonne section de mytho !

Après une bonne nuit de sommeil je me réveille à la bourre, merci Laurent de m’avoir réveillé : bel esprit ;-). Quand je pense que je t’ai briefé toute la nuit, qu’on a étudié le parcours par cœur, je t’ai appris à faire ton CamelBack, conseillé sur la gestion de course…
12h : on se change, on prend les photos, on fait des allers retours aux toilettes et on se charrient un peu quand même. Je partage mon sandwich avec Fred, ma pompotte avec BigBen, quitte à avoir une hypo j’ai l’esprit trail !
Même si le parcours semble « roulant » au dire de ceux qui l’ont déjà fait, je prends les bâtons.
On retrouve Agnieska dans le gymnase, ça fait plaisir ;-)

13h30 le départ est donné sur la place du village et personne ne se bouscule pour être aux avant-postes ! Je pars en tête pour une ascension de 7km et 700D+. Très vite Stéphane me double, les autres suivent légèrement derrière.
Au ravito du 7ème kilo, je m’arrête 1’ pour remplir mes flasques (le prochain et dernier ravito est au 24ème kilo). Je constate qu’Antoine et Fred ne s’arrêtent pas et filent.
Au 11ème kilo, je me dis que ça va être long et difficile. Je ne me sens pas si bien que ça. Les montées et les descentes s’enchaînent, pas de plat. Je suis bien content d’avoir les bâtons.
Au 16ème je rattrape Antoine et Fred qui souffrent de crampes mais la bonne humeur et le mental sont là !
 
Ça me fait du bien de courir un peu avec eux ! Sur une ascension je prends les devants, j’ai une cathédrale à remettre sur la place du village :-)
Le parcours est très sympa, c’est varié : de longues côtes avec de bons raidillons, des singles, du bois, de la route forestière, des vignes … J’avoue que je n’ai pas la tête aux paysages, je souffre un peu et constate que je manque de préparation.


Enfin le ravito du 24ème. Stéphane est là et prends quelques minutes de plus pour m’attendre (le temps de refaire le plein et de prendre un peu de jambon et 2 morceaux de patates). Et puis voilà BigBen et Bruno. On décide de repartir tous les 4. C’est cool car j’ai un super souvenir du trail de Bonnelle qu’on avait fait avec Eric, BigBen et Stéphane (malheureusement Stéphane avait lâché un peu pour finir juste 4’ derrière nous ; du coup je m’en voulais un peu de ne pas l’avoir attendu).
Toujours est-il qu’il est dans le dur, les crampes ne sont pas loin. BigBen et Bruno mènent et au fil des ascensions on les rejoint (on grimpe mieux) mais dans les relances ils font le trou (ils courent mieux).
Au 30ème, je suis nauséeux, j’ai envie de vomir, je n’ai qu’une seule envie c’est m’allonger pour dormir. Je paie ma semaine de débauche !
  
Avec Stéphane on alterne la course et la marche. C’est rageant car on pourrait faire tellement mieux mais on s’accroche en ayant les 2 autres maillots purple en ligne de mire.
Au 35ème c’est Bruno qui a un coup de moins bien (enfin, pas trop tôt…) et quelques minutes plus tard BigBen se tord la cheville ! Tant que c’est chaud il n’a pas trop mal et c’est pas pour autant qu’il ralentit…
Allez plus qu’une grosse descente, un coup de cul et c’est l’arrivée ! Je me sens mieux, Stéphane aussi, on prend le lead. Les 4 derniers kilos sont longs mais à 4 ça passent tellement mieux…
Nous franchissons la ligne tous les 4 en 5h25 (bien loin de mon objectif de moins 5h) et en 73ème position.

5’ plus tard c’est Julien qui déboule (belle surprise, faudra surveiller ce garçon…), et dans les 10’ ce sont Fred et Antoine (ça devait être des petites crampes pour arriver si vite) !
Les ambassadeurs Purple se succèdent : Didier, Lionel, Laurent, Hervé, Vincent, Aude. Standing ovation pour l’arrivée de Marc (blessé mais finisher méritant) puis Nina qui ferme la procession avec un maquillage nickel et un sourire étincelant (respect à vous 2 !).
On dîne ensemble au gymnase où le vin et les bières de récupération s’enchaînent.
BigBen forme un groupe pour accompagner Nathalie aux urgences victime d’une chute. Le Bureau semble investi dans la santé de ses adhérents mais ça sent le traquenard !
Après avoir déposé Nathalie, on file en ville boire des coups ! A 1h30 on retourne chercher Nathalie et faute de Dr Mamour, elle se passera de son avis : on rentre.
On est 11 dans un 9 places mais Le Bureau a toujours une solution : on en sacrifie 2 dans le coffre et quand c’est Bruno qui conduit on n’a pas besoin d’osthéo…

Personnellement je suis déçu de ma prestation, j’ai subi, physiquement je suis en dessous de tout.
Cette course a le mérite de me rappeler qu’il faut vraiment que je m’y remette sérieusement et assidument ! C’est davantage une petite église que j’ai remis sur la place du village qu’une cathédrale…
Sinon un très bon week-end ou les piliers de la section sont mis en avant :
-        La bienveillance : on s’occupe et on prend soin des adhérents (on ne se moque pas, on ne prend pas de pari stupide, on pousse pas l’adhérent à prendre des risques inutiles pour finir devant son camarade), on prodigue de bons conseils (le parcours est roulant…)
-        La solidarité : si un membre du Bureau boit tout le monde doit boire (ils sont beaucoup au Bureau à boire), et jusqu’à l’hôpital en pleine nuit tu iras même s’il faut sacrifier une bonne nuit de récupération : un pour tous et tous Purple…
-        Le partage : ta compote on te prélèvera et ton sandwich tu partageras (même s’il dira qu’il était empoisonné)
-        Le corporatisme : on t’habille des pieds à la tête et même d’un polo de « gala » (3x trop grand mais c’est de ma faute je ne suis pas assez musclé)
-        La sécurité : pas d’alcool avant de conduire, les 2 mains sur le volant, les phares allumés la nuit, on ralenti sur les dos d’âne, pour ne pas trop user les freins on utilise le frein à main dans les virages, et même dans le coffre tu mets ta ceinture de sécurité…). Je me suis laissé conduire les yeux fermés et en toute sérénité…
-        L’organisation « aux petits oignons » : le Bureau s’occupe de tout et même de ton inscription dans la catégorie Féminine (au moins j’aurais fait podium…)
Au final, la section jouit d’un sens de l’organisation démesuré, sans faille. Aussi, je mettrai :

jeudi 12 avril 2018

J'ai testé pour vous ... la Speedgoat 2


J’ai testé pour vous la Speedgoat 2 lors du Trail des 2 Buttes (par Patrice V.)


 
Pour mon premier trail, j’avais besoin d’investir dans une chaussure de trail. Le terrain était annoncé gras (et c’était bien le cas). Donc hors de question de faire cette course avec mes routières.

Le Trail des 2 Buttes n’est pas un trail hyper technique ni long. Du coup, j’avais en visu les Challenger de chez Hoka Oné Oné. Ce modèle me semblait pas mal pour courir aussi sur chemin ou route. Eric et Richard m’avaient conseillé tous les deux la Speedgoat (toujours chez Hoka).
Je suis donc allé chez notre boutique préférée, Team Outdoor, pour essayer des chaussures de trail.
J’ai donc essayé la Challenger et la Speedgoat 2ème du nom.

Mon choix s’est arrêté sur la Speedgoat. Une des principales raisons est la sensation d’une excellente tenue du pied et surtout de la cheville. Elément qui me semble indispensable en trail. Le terrain étant plus irrégulier que sur route. ;)
 
En effet, le chaussant de la Speed Goat monte assez haut et tient bien le haut du pied. Et je confirme que sur terrain gras, la chaussure reste bien au pied !

Les Speedgoat ont une semelle en Vibram, fournisseur de semelles dont la technologie est réputée pour fournir aux chaussures une très bonne adhérence. Et elles accrochent bien. Je les ai testés sur la neige tombée en cette fin d’hiver légèrement fondue. La semelle en Vibram est top et comme les pneus de F1 (sans faire de comparaison), elles sont efficaces une fois « chaude ». Les premiers kilomètres feront le job pour faire monter en température vos semelles ou lors de votre phase d’échauffement. J’ai pu courir à 4’10’’ au kil sur de la neige fondue sur bitume sans avoir l’impression de glisser ou de perdre en adhérence. La chaussure accroche bien !

 

Autre particularité, et qui est une signature chez Hoka, est ce fameux effet de balancier favorisé par un drop faible (5mm ici) et une semelle oversize (hauteur talon de 32 mm, hauteur avant-pied / métatarses de 27 mm). Par contre, cela demande une bonne gestuelle pour profiter pleinement du potentiel de cette chaussure. Cet effet de balancier est bien présent et accompagne votre foulée pour de meilleures sensations comme si on était propulsé vers l’avant.

Pour cela, la gestuelle doit être parfaite. Hors de question d’attaquer par le talon où d’ailleurs cette chaussure est rigide et dure. Le dynamisme se trouve sous les métatarses. Il faut donc bien dérouler le pied jusqu’aux orteils de sorte de bien avoir l’impression que ce sont vos orteils qui terminent la foulée et propulsent la nouvelle. Pour vous aider à avoir cette foulée médiopied, le buste doit être légèrement sur l’avant et les bras doivent faire un mouvement de balancier (d’où l’importance du jeudi des burbees ;))).

Elle n’est pas faite pour le bitume mais elle fera le job pour traverser quelques portions de bitume.
 

En condition de course (Trail des 2 Buttes), j’ai couru sur terrain gras, sur des portions détériorés par des coupes de bois, chemin, route, petit cours d’eau, cailloux, … Bonne traction en montée et une très belle accroche en descente y compris sur pente forte où j’ai pu courir sans soucis et me laisser porter par la descente sans inquiétude. Merci aux crampons de 5mm. :)


Ce que je n’ai moins apprécié :

-       Un peu lourde : pas sûr que ce soit la meilleure chaussure pour un Trail court mais son poids se fait vite oublier. Ceci dit quand on se prend le pied dans une souche morte, je vous assure que j’ai apprécié les renforts de la chaussure dont la contre-partie est un ajout de poids. Mais pas de bobo aux doigts de pied et ça, ça n’a pas de prix ;

-       J’aurai aimé un mesh plus respirant. Une sensation de chaud mais sans que ca me provoque d’ampoule. Donc tout va bien. :)
 

Les points positifs :

-       Belle tenue du pied où on se sent sécurisé du début des métatarses jusqu’à la cheville ;

-       De l’amorti avec un beau dynamisme pour peu d’avoir une foulée médiopied (par contre, faut musculer les mollets, ca tire quand on n’est pas habitué au drop faible ;) ;) ;

-       Elle vous protégera et accompagnera parfaitement sur trail long, trail technique voire un urban trail (même sur du court si vous voulez investir que dans une seule chaussure).
 

Bref, une belle découverte et je ne regrette pas cet achat. :)

mercredi 4 avril 2018

Course du Coeur 2018

Une superbe 32 ème édition de la Course du Coeur 2018, la 9 ème pour nos fortiches ... ils se sont illustrés pour soutenir le don d'organe durant ces 4 jours et 4 nuits, en remportant le 2 ème prix de l'équipe "top sympa", une belle fierté pour l'équipe !






vendredi 23 mars 2018

Raid ESSEC


Raid ESSEC par Marc et Sam

Comme l’année dernière, nous avions coché au calendrier le « Raidoutable » : épreuve du RAID ESSEC parcourue sur plus de 70 km par équipe de 2.

Nous avions apprécié à la même époque l’année dernière l’atmosphère printanière, le soleil et un parcours magnifique. Nous étions donc confiants avec Sam au moment des inscriptions mais déjà un peu moins à 7h samedi matin dans la voiture sous des trombes d’eau.



  

Après les questions existentielles : « je prends mon k-way ? J’aurai peut-être dû prendre mes chaussettes étanches » nous avons été amenés en car sur le lieu de départ. Ambiance super sympa entre les 88 équipes et même une fanfare au milieu de la forêt. Le moral est au beau fixe :-).

 

 
Comme j’avais terminé dans un état lamentable l’année dernière, nous avions décidé de partir un peu plus prudemment jusqu’à ce que Sam lance : « on commence par seulement 8 km de trail, on peut tout donner, on a 15 minutes de neutralisé ensuite pour prendre les vélos » (sur ce raid le chrono s’arrête entre chaque épreuve pour 15 minutes environ, mesure prise avec une puce que chaque équipe déclenche). La pluie ayant noyé les quelques neurones qui nous restent, nous sommes partis au milieu du peloton et avons entrepris de remonter une quarantaine de concurrents car c’est toujours plus drôle de doubler dans la boue ! Finalement, nous avons fait 6,5 km avec pas mal de D+ (8ième chrono).

 On repart pour la seconde épreuve : 33 km de VTT. Ayant crevé l’année dernière tout était prévu cette année avec des chambres à air aux dimensions des vélos mis à disposition par l’organisation. A la différence du Noctiraid que nous avons fait le mois dernier, nous avions tous le même modèle de VTT et j’étais donc beaucoup moins à l’aise, ne pouvant profiter d’un avantage technologique en carbone ! La aussi, on a laissé partir du monde devant pour avoir le plaisir de doubler des concurrents et mieux profiter de la boue et des ornières. Ayant oublié de déclencher le GPS comme il fallait, je me suis fié aux indications des signaleurs qui nous disaient « moins de 5 km de l’arrivée ». Je suis parti un peu devant n’ayant plus de frein arrière (merci la boue et des plaquettes usées) pour arriver un peu avant Sam au ravitaillement et réparer. Comme je suis très élégant, je ne l’ai pas prévenu et il a donc pu s’énerver en se demandant pourquoi on ne roulait pas ensemble sachant que le chrono est arrêté quand les 2 membres de l’équipe sont présents.

La version de la victime : le plus gênant est de rouler derrière Marc et d’être constamment arroser de boue, ça pique les yeux, je ne vois pas grand-chose à part ses fesses !

Au bout de 24km, on longe des champs, dans des ornières c’est horrible : en faux plats montant j’ai du mal à pousser sur les cuisses en faux plats descendants je n’avance pas. Je me tape une petite hypo et je galère à prendre une barre, la déballer et la manger…

Pendant ce temps-là Marc est parti devant. Je suis dans le dur, je n’arrive pas à le rattraper… Je vais passer 8 kilomètres à l’insulter. Je pensais qu’il était 200m devant mais une fois arrivée je m’aperçois que ce n’est pas lui ! Môssieur m’attend depuis plus de 5’… Il en prend pour son grade. On ne m’abandonne pas comme ça. Le pire c’est qu’il me sort « j’ai eu peur je n’ai plus de frein ». « Mais je m’en fiche, on n’avance pas, qu’est-ce que tu veux freiner ??!!! »

Je suis arrivé en avance pour réparer … sauf qu’il n’y avait personne et pas de matériel :-(. Nous avons donc profité de la plus longue pause de la journée avec 30 minutes pour manger et surtout se refroidir sous la pluie mais avec la satisfaction d’avoir rattrapé du monde en arrivant dans les 5ers (5 eme chrono).

Sam : c’est la misère, on est au milieu d’un stade, au milieu de nulle part ! Le seul plat chaud est une soupe déshydratée qui ne veut pas se diluer (je mâche la poudre…), il pleut, j’ai froid, on se retrouve à 10 dans l’unique toilette abrité du stade : hallucinant… 30’ c’est long…

 

 

Personne ne s’est fait prier pour repartir en commençant par un tir façon biathlon avec 5 plombs chacun et une course de 150m de pénalité en cas de cible ratée. Nous avons été parfaits au tir même s’il n’est pas facile de charger des petits plombs dans une carabine quand on tremble de froid ! On a enchainé sur la seconde partie VTT en restant groupé même si je n’avais toujours pas de frein arrière. Nous avons été rapides avec le 3ième temps et un bon rythme.

Sam : je me surprends à rêver d’un podium !


On a donc pu enchainer avec un bike & run de 8 km ou on a doublé les concurrents de tête dont certains faiblissaient sérieusement. On avait opté pour des passages de relais toutes les minutes environ qui nous ont permis d’aller vite sauf quand je prenais le vélo pour me reposer de ma course dans des côtes ou Sam me distançait en courant. Nous avons laissé avec plaisir les vélos pour repartir en ayant rangé nos vêtements de pluie car exceptionnellement il ne pleuvait plus pour la première fois depuis 4h de course…

On arrive en 3 eme position ( 5eme temps). J’y crois de plus en plus…

Chrono gelé 15’. Concentration extrême pour la CO. Je me refuse de m’alimenter (juste 2 dates) et de ne pas trop boire pour ne pas avoir mal au ventre…

C’est parti et pour rejoindre le parcours CO, il nous faut faire pile poil 1km (couru en 4’02, trop la classe même si le meilleur temps est de 3’15).

Je récupère la carte pendant que Marc dégaine ses lunettes, et on part pour 9 balises qu’il nous faut pointer en maximum 40’ (toute minute supplémentaire donne 5’ de pénalité).

 
 

J’ai trop vite orienté la recherche de balises vers celles qui étaient obligatoires sans tenir compte des facultatives et la tactique n’était pas bonne ! une fois les premières balises trouvées on a cherché en vain et pendant 10 minutes une balise facultative qu’on a trouvé par hasard sur le chemin du retour !!!

Même s’il me semble qu’on court pas trop mal, on n’enchaîne pas assez vite. On fait l’impasse sur 2 balises (30’ de pénalité) et on décide rentrer car on approche dangereusement des 40’. Je me dis qu’il n’y aura pas grand monde qui fera le plein…

 On a donc abordé les 6 derniers km assez sereins et surtout en commençant à être légèrement fatigués, surtout moi. Sam courant encore à plus de 13 km/h, il est parti devant sauf que lui avait l’élégance de m’attendre tous les 200 m.

Sam : Au bout de 4km j’ai un point de côté qui ne me lâche pas. Pire, il me fait de plus en plus mal, m’empêche de respirer correctement. On alterne la course et la marche. Je serre les dents, et on constate que même en alternant on reprend 2 équipes et personne ne nous reprend. C’est long, j’ai mal, c’est dur mais je pense au podium…

A l’arrivée seule une équipe est déjà là ! Je file voir le classement et là c’est la douche froide :

-       30’ de pénalité pour 2 balises non trouvées (ça on le sait)

-       On a mis 40’06 ; 5’ de pénalité supplémentaire (ça c’est très rageant)

-       On fait le 67eme temps sur la CO (sur 88 équipes c’est la honte ! 29’ les 1ers…)

-       On est la seule équipe du Top 25 avec 2 balises en moins

-       On fait le 14eme temps en trail à 8’ des 1ers (on limite la casse)

-       Pas de bière à l’arrivée ! Là j’ai vraiment les boules…

Bon, on se calme ! On discute avec les autres gars, on fait même la connaissance de Pascal Lestable de l’Inspection Générale de Natixis et adhérent de l’US (depuis le temps que je le vois sur Strava…). On file aux douches et on va se faire réconforter par les mains d’une belle osthéo !


Après réflexion, c’était une sacrée course :

-       On a travaillé le mental avec la pluie, la boue, le froid, mon point de côté

-       On a fait preuve de solidarité en se retrouvant à 10 gars collés serrés dans les toilettes

-       Même si on connaît bien son binôme, il peut arriver qu’on fasse des erreurs mais l’important est de le dire dans la bienveillance et de l’entendre sans se vexer. L’objectif est de partager les moments d’euphories et les coups de moins bien…

-       L’ambiance était top entre les concurrents et c’est vraiment génial d’évoluer dans les premiers, c’est une autre course !

-       Il faut se rendre à l’évidence : la CO est un sport à part entière… Et on n’est pas très bon…
Nous terminons 17 eme sur 88 d’équipe en 5h07 + 35 minutes de pénalité soit 5h42’.

C’était une super journée, juste un peu fatigante mais on reviendra et promis d’ici la prochaine fois, je m’entraine à la course d’orientation et je lis mieux la carte.

 A refaire en essayant de former plusieurs équipes d'athlètes et/ou de cyclistes de l’US.