lundi 14 septembre 2026

OCC par Sam (27/08/26)

 par Sam


OCC (Orsières – Champex le lac – Chamonix) : 61km / 3 500D+

En 2018 après avoir boucler la CCC, la TDS et l’UTMB je pensais en avoir fini avec cet évenement !

Mais non, mon binôme me lance "on a toujours fait la fin du parcours de nuit, ça serait cool de la faire de jour avec l’OCC ! »

Bon, pourquoi pas mais j’avoue que se relancer dans une prépa estivale au lieu de siroter des spritz en tongs et remettre « 1 pièce » dans la procédure d’inscription ne m’enchantent guère…

Je me lance, non sans mal, dans une dynamique avec quelques dossards dès le 1er trimestre (Raid 28, Noctiraid, Mt Ventoux) mais la vieillerie va me rattraper avec une tendinite au tendon d’Achille, comme chaque année depuis 5 ans : un bobo… => 3 dossards, 3 DNS !

J’ai beau faire le nécessaire, en étant de plus en plus prudent avec des séances moins intenses, encore plus d’échauffement et davantage de séances de stretching, mais non 

Ce n’est que fin avril que je me débarrasse de cette tendinite et reprend le footing, avec beaucoup, beaucoup de prudence !

En mai, je n’aurais fait qu’une course : un pauvre 10km / 300D+ avec mon fils qui aura l’indécence de me mettre 1’… Je l’ai rayé de mon testament !

A défaut d’intensité avec des fractionnés plus ou moins longs, je fais du volume et du renfo, d’autant plus que les épisodes de canicule n’aident pas…

Heureusement, je profite des 10j de vacances début août au Pays-Basque pour me taper quelques allers retours sur la Rhune car les séances de côte à Clamart, en mode hamster, c’est sympa, mais c’est quand bien différent d’une ascension non-stop.

On part en mode mercenaire car bien évidemment une course veille de pré-rentrée des classes, ça fait grincer dans les chaumières !

On arrive à Chamonix, on récupère les dossards et je suis toujours aussi impressionné par cette foule, par cet engouement que provoque cet évènement ! C’est toute la vallée qui vit au rythme des courses…

Je suis d’autant plus étonné que cette année il y a énormément d’étrangers (principalement asiatiques et américains) et surtout de jeunes hommes et femmes, moins de 30 ans, affûté(e)s comme jamais, ultra équipé(e)s, top la classe, allant d’un social run à un autre, s’arrêtant des plombes à tous les stands pour goûter une barre, un gel, type de poudre…

Je me remets en question avec ma pompote, ma barre Ovomaltine et mon alimentation aux ravitos de Tuc/fromage/saucisson/bouillon…

Le mercredi soir c’est pâte bolo et pas trop de stress, 60 bornes n’est pas la mer à boire et je pense avoir fait le nécessaire pour ne pas trop subir.

L’objectif est de remettre l’église au milieu du village avec un classement dans le 1er tiers et un chrono sous les 11h.

Mais bon, il y a ce qu’on veut faire et ce que l’on pourra faire…

3h50 : réveil jeudi… Ca pique un peu mais ça passe mieux que je pensais

5h : on monte dans le bus à Chamonix, direction Orsières en Suisse. 1h15 de trajet dans un silence ponctué de quelques ronflements

6h30 : on poireaute, sous un vent assez frais voir froid… C’est marrant de voir tous ces gens qui se changent, trient leurs matos, font, défont, refont leur sac !

8h30 : pissou de la peur

8h45 : départ de notre sas (3 sur 4), c’est parti mon kiki !

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Un petit tour du village d’Orsières et faux plat direct avant la 1ère ascension. On n’est pas mal, pas trop vite, pas trop lent et avec 2 000 partants répartis en 4 sas, ça ne bouchonne pas trop.



Km7 / 600D+ - 796ème : tout se passe bien, on arrive à Champex le lac où l’on s’arrête moins d’1’ pour faire le plein d’eau.

Km18 / 1 400D+ - 747ème

5km de plat et on amorce l’ascension de la Giète. On commence à rattraper des coureurs partis en 2ème sas, c’est cool, ça motive. Les paysages sont magnifiques, un soleil qui monte et illumine au fur et à mesure les cols du massif du Mt Blanc !

On a 30’ d’avance sur nos prévisions.

C’est parti pour la grosse ascension de la Tête de Balme : 1 300D+ en 8km.

C’est un long single, pas facile de doubler.

J’ai de plus en plus soif, et pourtant je m’hydrate régulièrement et il ne fait pas si chaud que ça (30° à 1 500m, on a connu bien pire à Paris) et le parcours n’est pas trop technique. Le rythme en prend un coup, j’ai un peu mal à la tête, je sens le vomito pas loin, on ne double plus personne, au contraire, et je fais tout pour rester derrière un groupe, en file indienne, même si l’allure est faible, c’est mieux que de décrocher et être tout seul.

J’ai 1.5l d’eau, je pourrai tout boire mais le ravito est loin. Je suis un peu en panique, ce besoin de boire et le stress du manque d’eau…

En fait je fais une petite déshydratation pour la 1ère fois de ma vie ! Y’a un début à tout… Je repousse la nécessité de m’arrêter un instant, on voit le col mais je résiste. Je fais face à un gros contraste : les jambes vont bien, pas de douleur physique mais cette soif et la nausée m’empêche d’avancer. Je craque et on fait 1 pause d’1’ montre en main !

Km35 / 2 600D+ - 808ème : On arrive enfin au ravito, je vide toutes mes flasques, les remplis et rebois 1l ! 45’ de retard sur les prévisions. J’ai perdu presqu’1h30 sur cette ascension !

6km de descente plus ou moins technique mais salutaire. Ca va un peu mieux et les ravitos sont plus rapprochés. Je bois, à chaque fois 1l en plus du litre pendant la course…

On reprend notre rythme, un peu plus soutenu, les grosses ascensions sont derrières, une dernière grosse bosse. On remonte, on double…

Km41 / 3 000D+ - 771ème : Le Tour, station de ski ou nous nous rendons fréquemment et je trouve plutôt marrant de monter à pied ce que l’on descend à ski (marrant mais toute proportion gardée car c’est bien raide…).

Maintenant le profil n’est que du faux-plat descendant, ponctué de bons et petits coups de cul, qui cassent bien les pattes mais le rythme est là, on trottine bien, on force dans les côtes, on envoie…

Km50 / 3 100D+ - 717ème : Argentière, reste 10 bornes « faciles », plutôt roulant mais comme d’habitude quand ça sent l’écurie, je me pose toujours la question « pourquoi ne pas mettre la ligne d’arrivée ici ? C’est bon, on va le faire, y’a plus aucun intérêt ! ».

Les 2 derniers kilos sont un peu durs, on traverse un Chamonix en pleine ébullition et après presque 11h dans les montagnes, la foule et ses encouragements sont quelque peu agressifs…

Km61 / 3 350D+ - 660ème : objectifs remplis => sous les 11h (10h50) et dans le 1er tiers !

Ca fait du bien de refaire une belle course pas trop longue, en pleine nature, de ne passer une nuit dehors, de ne pas finir trop tard et pas trop épuisé !

On prend une douche, on profite d’une 1/2h de kiné, 2 bonnes bières 50m derrière la ligne d’arrivée en lisant les messages d’encouragements/provocations/moqueries des copains…

Que demande le peuple ! Merci