Deuxième épisode des aventures de Samuel Gotto, qui a traversé la Corse en mode Trail par le GR20 sur 5 jours ! voici le récit du deuxième jour :
J2 Ascu Stagnu – Bocca di Verghju
Comme
prévu la nuit fut agitée mais en pire : j’ai soif, à minuit un téléphone
sonne, ça ronfle, j’ai la lumière des sorties de secours en pleine poire (j’ai
bien pensé à prendre mon masque mais ce n’est pas très confortable), j’ai la
gorge sèche, la bouche pâteuse, une envie de faire pipi que je repousse car
j’ai la flemme de me lever…
Dès 4h
du matin, le bal des sonneries est ouvert : ça sonne dans tous les coins,
les randonneurs se lèvent et se préparent très bruyamment (j’ai vraiment
l’impression d’être un SDF sur l’avenue des Champs Elysées !).
6h
c’est notre tour.
Tout
d’abord état des lieux de la machine :
- le haut du corps : RAS
- les fesses - cuisses - mollets : RAS
- les pieds : RAS
- la vessie : à traiter d’urgence !
Après
quelques mètres, je ressens quelques traces aux cuisses mais c’est vraiment
minime, tout va pour le mieux.
On
s’habille et direction le petit-déjeuner (version buffet avec tout ou presque
puisqu’il ne manque que la Nutella mais heureusement qu’on en avait acheté…).
On retrouve quelques randonneurs (la majeure partie étant déjà partie) dont un
groupe de Lyonnais qui comme nous le font en 5j mais en autonomie et donc sans
assistance. Leur sac pèse entre 6 et 8kg (eau, duvet, change…). Je suis
admiratif…
7h on
est parti.
Nos 3
compères (Dédé, Vavon et Charly) se lancent dans une rando pour rejoindre le
col du Cirque de la Solitude (10km et 800D+ pour 3h35). Il s’agit du tracé
originelle du GR mais qui a été débalisé et déséquipé l’été dernier suite à de
trop nombreux blessés, perdus mais surtout un randonneur, de trop, qui y a
perdu la vie…
On
commence par 2km de sous-bois, plat ce qui nous permet enfin de courir un peu.
Puis on attaque une longue ascension de 1 200D+ qui s’avère être raide
mais régulière et à l’ombre. On prend beaucoup de plaisir, on évolue bien et
rattrape énormément de randonneurs toujours aussi sympas. On traverse quelques
névés.